Cameroun: Le kilogramme de Cacao subit une hausse légère


Par François Gaël Mbala (Stagiaire) pour lebledparle.com – Publié le 2019-02-20

Le prix de cacao a connu une augmentation de 10 % ces derniers jours, passant d’une moyenne de 900 FCFA en début février à 1000 FCFA, d’après des chiffres publiés lundi par le Système d’information des filières (SIF) nous apprend le site d’informations Agencecamerounpresse.com

D’après ce média camerounais, les statistiques compilées du SIF ont permis de constater que le prix du cacao camerounais a de nouveau atteint la barre de 1000 FCFA dans les principaux bassins de production, en l’occurrence, dans les régions du Centre, du Littoral et du Sud. Dans d’autres localités du pays où la hausse n’est pas importante, le kilogramme se négocie autour de 950 FCFA contre une moyenne de 900 FCFA.

Nonobstant ces prix intéressants, l’on est toujours bien loin du prix bord. Cette remontée des cours ne garantit pas que l’on atteindra le prix de 1200 francs CFA le kilogramme comme en novembre dernier, et bien loin encore de 1500 francs CFA le kilogramme lors de la saison cacaoyère 2014/2015.

Selon l’ACP, « la filière cacao-café au Cameroun a été le principal catalyseur de la baisse des recettes d’exportation au premier semestre 2018. Un rapport de l’Institut national de la statistique, à fin juin 2018, les recettes d’exportation des fèves de cacao au Cameroun ont chuté de 13,4 %. Mais les ventes à l’extérieur ont été encore plus mauvaises sur les produits issus de la première transformation du cacao tels que la pâte et le beurre de cacao, dont les recettes ont respectivement chuté de 89,4 % et 90,4 % au cours de la période sous revue. Dans le même temps, les recettes d’exportation du café camerounais s’amenuisaient de 30,1 %, selon les pointages de l’INS. » nous renseigne l’Agence Cameroun presse (ACP)

Cette baisse des recettes d’exportation, notamment sur le cacao et ses dérivés, peut d’abord s’expliquer par l’insécurité dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest du Cameroun ; une crise qui s’apparente comme de la poudre dans l’œil de la société Telcar Cocoa, opérant essentiellement dans cette partie du Cameroun, et qui assure plus de 30 % des exportations de fèves du pays.