Barry Callebaut: ventes dopées par le rachat d’Inforum au premier trimestre


Par Le Figaro avec AFP – 

Le groupe suisse Barry Callebaut, numéro un mondial du cacao et des préparations à base de chocolat, a publié mardi des ventes trimestrielles en hausse de 6,3%, dopées par le rachat l’an passé du chocolatier russe Inforum. Sur le premier trimestre de son exercice 2019/2020 décalé (clos au 30 novembre), son chiffre d’affaires a atteint 2 milliards de francs suisses (1,8 milliard d’euros), a-t-il indiqué dans un communiqué. En monnaies locales la progression grimpe à 8,7%, a-t-il précis

Les volumes de ventes ont quant à eux augmenté de 8,2%, à 586 milliers de tonnes, dépassant les prévisions. Les analystes interrogés par l’agence suisse AWP les attendaient en moyenne à 575 milliers de tonnes. «Nous avons connu un fort début d’exercice», a déclaré son directeur général, le Français Antoine de Saint-Affrique, cité dans le communiqué, ajoutant que le groupe est en «bonne voie» pour atteindre ses objectifs de croissance à moyen terme. Sur le trimestre écoulé, les volumes de ventes ont augmenté de 4% sur une base organique dans la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique, la croissance atteignant toutefois 8,7% une fois l’acquisition d’Inforum incluse. En février l’an passé, Barry Callebaut avait bouclé le rachat de ce fabricant de chocolat, d’enrobages et de produits de fourrage avec pour objectif de se renforcer dans les pays de la CEI, où la consommation de chocolat est en pleine expansion.

Les volumes de ventes ont également augmenté de 3,3% dans la zone Amériques, soutenus notamment par le segment gourmet en Amérique du Sud, et se sont accrus de 21,8% dans la zone Asie-Pacifique. Pour faire face à la lente érosion de la consommation de chocolat dans les marchés développées, le groupe basé à Zurich mise sur les économies émergentes et les produits haut de gamme avec sa division dite gourmet et spécialités, qui fournit notamment les professionnels de la pâtisserie. Le groupe suisse, qui fournit du cacao et du chocolat aux grands groupes alimentaires tels que Nestlé, Unilever et Mondelez, vise une croissance de ses volumes de l’ordre de 4 à 6 % sur la période allant jusqu’à 2022.