Bourse : Après la trêve des confiseurs, Pâques s’annonce plus onéreux !


Par Mathieu Lebrun pour labourseauquotidien.fr – Publié le 2020-01-21 

Si vous avez des enfants, les biscuits Prince, Granola et autres Kinder vous sont sans doute familiers. Derrière chacune de ces marques, on retrouve des géants de l’agroalimentaire comme le Suisse Nestlé, l’Américain Mondelēz ou encore l’Italien Ferrero.

Tous ces confiseurs s’approvisionnent auprès de grossistes ou de transformateurs comme Barry Callebaut (un groupe suisse également), ADM (Archer Daniels Midland) et Cargill. Or, toutes ces multinationales sont dépendantes de la matière première de base, à savoir la fève de cacao.

Historiquement, le cours de celle-ci a toujours fluctué dans de larges bornes globalement comprises entre 1 000 $ et 3 000 $ la tonne – même si de brèves incursions sous ou au-delà de ces caps ont pu être constatées, à la baisse au début des années 2000 et à la hausse début 2011).

En route vers les 3 000 $ ?

Cela pourrait cependant être de l’histoire ancienne alors que la Côte d’Ivoire et le Ghana, les deux grands producteurs d’Afrique de l’Ouest, se sont entendus l’an passé pour « resserrer » la vis auprès des industriels. Désireux de mieux rétribuer leurs cultivateurs, ils ont pour ce faire pris des mesures de restriction (ralentissement de production) qui, combinées à une demande mondiale orientée à la hausse, ont débouché sur une nette revalorisation des cours.

La voie vers les sommets de 2018 (cf. le cercle noir ci-dessous) et même vers le cap rond des 3000 $ la tonne semble désormais toute tracée. D’un point de vue graphique, les cours accélèrent en tout cas en ce début d’année dans la partie haute du canal ascendant de moyen terme (visible en noir).

graphe - cours cacaoCliquez sur l’image pour l’agrandir

Cours du cacao / Source : TRADINGVIEW

https://fr.tradingview.com/chart/?symbol=ICEUS%3ACC1

Si j’évoque le cacao, c’est parce que dans la continuité de mon article de jeudi, concernant d’éventuelles bonnes affaires à saisir parmi les smallcaps, je viens de sélectionner pour les abonnés à mon service BAQPRO une penny stock de ce compartiment dont la capitalisation baissière pourrait aisément doubler selon moi dans les semaines à venir.
Et ce n’est pas la hausse des cours du cacao depuis un mois qui va me faire changer d’avis…